Communiqué de presse - Cadmium dans l'alimentation : appelés à débattre en juin, les députés ont le devoir d'agir !

19 mai 2026
Céréales

Le 25 mars dernier, l’Anses a publié un rapport très alarmant mettant en exergue la surimprégnation de la  population française au cadmium. L’exposition au cadmium a doublé en dix ans et 47,6% des 18-60 ans dépasse les valeurs toxicologiques de référence.

Les consommateurs français sont les plus contaminés au cadmium de toute l’Union européenne !

Présent dans les sols, notamment du fait de l’utilisation d’engrais minéraux phosphatés, ce métal lourd  extrêmement toxique à des effets néfastes sur la santé et, 10 à 30 années sont nécessaires pour éliminer la  moitié de la quantité absorbée. Il est classé cancérogène certain pour l’humain et associé à une augmentation  du risque de cancers (poumon, prostate, rein), mais aussi à des atteintes osseuses et rénales.

L’alimentation courante des consommateurs, dont celle des enfants au premier chef, est ainsi concernée : riz,  céréales, pâtes, pain ou pomme de terre, etc.

Ce constat implique l’impérative nécessité de politiques publiques en la matière. Une proposition de loi visant  à « réduire les risques sanitaires liés aux contaminations au cadmium de l’alimentation », reprenant les  préconisations de l’Anses sera examinée par l’Assemblée nationale le mois prochain.

Contrairement à ce que projette le gouvernement – appliquer la recommandation de l’Anses à l’horizon 2038  – les députés auront la responsabilité de prendre des mesures qui ne peuvent plus attendre ! Chaque année  de retard accroît un peu plus l’exposition de la population française !

Pour l’Association Force Ouvrière Consommateurs (AFOC), l’inaction n’est plus acceptable. Alors que plus de  la moitié des jeunes enfants sont surexposés, les consommateurs ne doivent pas être les victimes invisibles  d’un compromis économique. Une politique ambitieuse de réduction du cadmium dans l’alimentation doit  être engagée sans délai !

L’Afoc appelle les pouvoirs publics à se saisir urgemment de ce véritable enjeu de santé publique !

En outre, parce que chaque jour l’actualité met en lumière la vulnérabilité des consommateurs, l’Afoc  réaffirme la nécessité de rétablir l’Institut national de la consommation (INC), garante d’une information  indépendante des lobbies.

Rapport de l’ANSES : https://www.anses.fr/system/files/ERCA-2023-AUTO-0150-RA.pdf

Contact Afoc : 01 40 52 85 85