L’eau est une ressource vitale et un bien commun. Avec la multiplication des sécheresses et les tensions sur la ressource, la question de son partage entre particuliers, agriculture et industrie devient centrale. Pour l’Association Force Ouvrière Consommateurs (AFOC), les consommateurs ne doivent pas être les premiers à payer le prix de cette raréfaction.
L’accès à une eau potable de qualité est un besoin essentiel. Lorsque des restrictions sont nécessaires, elles doivent être justes, transparentes et proportionnées, et ne pas conduire les ménages à supporter seuls les efforts demandés.
Agriculture et industrie ont évidemment besoin d’eau pour produire et maintenir l’emploi. Mais leurs prélèvements doivent être encadrés, contrôlés et adaptés à la disponibilité réelle de la ressource. Les économies d’eau, le recyclage et la réutilisation doivent être systématiquement encouragés.
L’AFOC demande également que les investissements nécessaires à la sécurisation de l’approvisionnement et à la rénovation des réseaux ne se traduisent pas par une explosion des factures. Les consommateurs ne doivent pas payer deux fois : d’abord pour une ressource qu’il faut préserver, puis pour les conséquences du gaspillage ou des insuffisances du réseau.
La tarification doit enfin garantir un accès abordable à l’eau, notamment pour les ménages modestes. L’eau potable n’est pas un produit de confort : elle constitue un droit essentiel.
Pour l’AFOC, la gestion de l’eau doit donc reposer sur un principe clair : priorité aux besoins essentiels, responsabilité de tous les usagers et protection du pouvoir d’achat des consommateurs. La préservation de la ressource ne pourra être acceptée durablement que si elle s’accompagne d’une véritable justice sociale.