Un changement discret mais lourd de conséquences se profile pour les consommateurs d’électricité. Le dispositif de l’ARENH arrive à son terme. L'ARENH, qui signifie « Accès Régulé à l'Électricité Nucléaire Historique » est un dispositif qui permet aux fournisseurs d'électricité alternatifs d'obtenir à un prix régulé une partie de l'électricité nucléaire produite par EDF. Ce dispositif permettait de limiter le prix de l’électricité en France. Sa disparition pourrait peser durablement sur les factures des ménages.
Un mécanisme qui protégeait les consommateurs
Depuis 2011, l’ARENH permettait aux fournisseurs d’acheter une partie de l’électricité nucléaire d’EDF à un prix fixé par l’État. Ce système a longtemps servi de bouclier contre les hausses brutales des prix, notamment lors des crises énergétiques récentes.
Une facture plus exposée aux marchés
Avec la fin de l’ARENH, les fournisseurs devront s’approvisionner davantage sur les marchés de gros, où les prix sont beaucoup plus volatils. Résultat : des coûts plus élevés et plus instables, qui risquent d’être répercutés sur les factures, y compris pour les clients au tarif réglementé.
Des hausses durables plutôt que spectaculaires
Il ne faut pas s’attendre à une explosion immédiate des prix, mais plutôt à une augmentation progressive et durable. Les foyers chauffés à l’électricité et les logements mal isolés seront les plus touchés.
Moins de concurrence, moins de choix
La disparition de l’ARENH fragilise aussi les fournisseurs alternatifs, dont certains pourraient disparaître. À terme, le consommateur pourrait se retrouver avec moins d’offres et moins de concurrence, ce qui n’est jamais favorable aux prix.
Que peuvent faire les consommateurs ?
Comparer les offres, surveiller les contrats indexés, réduire sa consommation et améliorer l’isolation de son logement restent les principaux leviers. Mais ils ne suffiront pas à compenser entièrement les effets négatifs de cette réforme, outre qu’ils ont un coût et une acceptabilité variable selon les ménages..