Électricité : une hausse des tarifs qui contredit les promesses de stabilité

05 août 2026
électricité

Depuis le 1er août, les tarifs réglementés de vente de l'électricité ont augmenté en moyenne de 2,5 % pour les particuliers. Cette décision, prise sur proposition de la Commission de régulation de l'énergie (CRE) et validée par le Gouvernement, représente une hausse d'environ 26 euros par an pour un foyer moyen.

Pour l'AFOC, cette nouvelle augmentation est d'autant plus difficile à accepter qu'elle intervient après plusieurs déclarations des pouvoirs publics laissant entendre que les consommateurs pouvaient espérer une période de stabilité des prix de l'électricité. Après des années de hausses successives ayant fortement pesé sur le budget des ménages, beaucoup pensaient que la page était enfin tournée.

Or, cette hausse démontre que les factures restent soumises à des mécanismes complexes, largement incompréhensibles pour les consommateurs. L'évolution du coût d'acheminement de l'électricité (TURPE), les coûts de réseau ou encore les règles de calcul des tarifs réglementés continuent d'alimenter des augmentations que les usagers subissent sans véritable maîtrise.

Cette situation est particulièrement préoccupante pour les ménages modestes, mais aussi pour les classes moyennes qui supportent déjà l'augmentation du coût du logement, des assurances, des transports et de nombreux services essentiels. Même limitée en apparence, une hausse supplémentaire de l'électricité vient fragiliser un peu plus leur pouvoir d'achat.

L'AFOC rappelle que l'électricité est un bien de première nécessité. Elle ne peut être considérée comme une simple marchandise dont le prix évoluerait au gré des équilibres économiques ou des décisions techniques. Les consommateurs ont besoin de visibilité, de prévisibilité et surtout de confiance dans la parole publique.

Notre association demande que les engagements pris en matière de stabilité tarifaire soient respectés et que toute évolution des prix fasse l'objet d'une information claire, transparente et sincère. Elle appelle également les pouvoirs publics à engager une réflexion de fond sur la régulation du marché de l'électricité afin que les investissements nécessaires dans les réseaux ne se traduisent pas systématiquement par une nouvelle facture pour les usagers.

Dans un contexte où le pouvoir d'achat demeure la première préoccupation des Français, il est indispensable que la protection des consommateurs redevienne une priorité des politiques énergétiques.