Le plastique, ce n’est plus fantastique

23 février 2026
plastique

Dans une étude récemment publiée par la revue scientifique The Lancet, des chercheurs dressent un constat sans appel : la pollution plastique n’est plus seulement un désastre environnemental, elle constitue désormais un risque sanitaire majeur pour les populations humaines.  Elle estime que le nombre d'années de vie en bonne santé perdues à cause du plastique pourrait plus que doubler d'ici 2040, passant de 2,1 millions en 2016 à 4,5 millions en 2040, si aucune mesure n'est prise.

Le plastique, omniprésent jusque dans notre organisme

Sacs, bouteilles, emballages, textiles synthétiques… Le plastique est partout. Mais ce que révèle The Lancet est plus inquiétant encore : les microplastiques et nanoplastiques ont pénétré l’air que nous respirons, l’eau que nous buvons et les aliments que nous consommons.

Selon l’étude, ces particules ont été retrouvées dans le sang, les poumons, le placenta, et même certains organes vitaux.

Autrement dit, le plastique ne se contente plus de polluer notre environnement : il s’accumule dans le corps humain.

Des conséquences sanitaires de plus en plus documentées

Les scientifiques alertent sur des liens préoccupants entre l’exposition aux plastiques et :

  •  des troubles hormonaux,
  •  des maladies cardiovasculaires,
  •  des atteintes respiratoires,
  •  des troubles de la fertilité,
  •  et un risque accru de certains cancers.

En cause notamment : les additifs chimiques utilisés dans les plastiques (phtalates, bisphénols, retardateurs de flamme), connus pour leur caractère toxique et perturbateur endocrinien.

Une pollution qui touche d’abord les plus vulnérables

L’étude souligne également une injustice sanitaire majeure. Les populations vivant à proximité de zones industrielles, de décharges ou dans des pays à faible régulation environnementale sont exposées de manière disproportionnée.

Les enfants, les femmes enceintes et les travailleurs du recyclage figurent parmi les groupes les plus à risque.

Une urgence sanitaire mondiale

Pour l’Afoc il n’y a plus de doute : la pollution plastique doit être traitée comme une crise de santé publique mondiale, au même titre que la pollution de l’air ou de l’eau.

Il convient de :

  •  réduire drastiquement la production de plastiques vierges,
  •  interdire les substances les plus dangereuses,
  •  renforcer la réglementation internationale,
  •  investir dans des alternatives sûres et durables.

L’ avertissement est clair : chaque année perdue aggrave les conséquences sanitaires futures.